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Un sapin, des cadeaux !
De la neige et du couscous !
Des enfants, des grelots !
Des marmottes et du couscous !

Du couscous à Noël !
Fallait y penser !
Du couscous à Noël.
Ça c’est une idée !

Parti pour travailler toute la nuit. Y a t il une âme charitable pour me tenir compagnie? :)

http://sig.gamerdna.com/quizzes/BARTL/346222290.png?force=true

Achiever Killers like to be the best-of-the-best at everything the game has to offer including PvP. They often mock Killer tactics such as surprise and stealth as « ganking » because they prefer a more controlled arena where fighting skills can be compared in a straight forward manner. Achievers often look to 1v1 duels for proof of their superior play and are frustrated by « rock paper scissor » game mechanics because of this. Their prowess in PVP is generally supported by a large degree of understanding and possession of the best equipment and skills.

Le test
http://www.gamerdna.com/quizzes/bartle-test-of-gamer-psychology/take

Bonsoir, après de longs mois sans être venue sur se me revoilà (même si personne me connait) :)

http://www.bfmtv.com/international/sweetie-un-premier-pedophile-condamne-grace-a-la-fillette-virtuelle-841829.html

De quoi faire des ravages ici!

La révolution de la physique a dominé le XX` siècle. La révolution de la biologie va dominer le XXI` siècle. Cette révolution biologique commence vers 1860 avec les travaux de Claude Bernard, de Pasteur, de Darwin, de Mendel. Puis les progrès sont très lents. C’est presque une stagnation. Entre l’identification du bacille de la tuberculose et la préparation du premier médicament antituberculeux actif, la streptomycine, soixante-dix ans s’écoulent.
Les grands changements de la médecine qui, entre 1930 et 1960, permettent la guérison de tant de malades naguère condamnés, sont presque empiriques, fortuits. Ainsi, la découverte de la pénicilline est due à l’heureuse alliance du hasard et de l’imagination. La révolution biologique, qui va transformer le destin de l’homme, est beaucoup plus fondamentale. La biologie de notre temps est triomphante. L’alphabet, la grammaire, la syntaxe de la création ont été découverts. Le code génétique qui régit la transmission de nos structures a été défini. Ses lois sont simples. Les maladies ne paraissent plus dues à la grossière altération d’un tissu, d’un organe, mais bien à un désordre (que l’on sait déceler) de l’agencement (que l’on connaît) de la matière, des molécules qui forment la substance vivante. La neuro-biologie, longtemps incertaine, commence d’aborder les questions essentielles et comment l’information est chiffrée, transmise, enregistrée, restituée, comment s’établissent les relations entre l’inné et l’acquis, comment se définissent cette liberté ou plutôt ce degré de liberté qui est peut-être le propre de l’homme et de son système nerveux.
Les progrès de la biologie sont doublement importants, par leur existence même et par leurs conséquences.

( … )

L’homme peut maintenant changer l’homme lui-même. Il peut changer les organes de son prochain et le faire vivre avec le rein, la moelle osseuse, parfois le cœur d’autrui. Il peut apporter de nouvelles définitions hématologiques, immunologiques de la personne humaine. Il reconnaît les fondements biologiques du comportement. Bien plus, il peut, par de puissantes médications chimiques, modifier ce comportement. Il peut prolonger parfois la vie au point que la définition de la mort apparaît incertaine, au point de poser sous des formes neuves de vieux problèmes, la qualité de la vie, la dignité de la mort. Il peut régler la procréation avec cette conséquence surprenante que, dans un proche avenir, l’amour et la fonction de reproduction seront entièrement dissociés, premiers pas vers d’autres changements; après tout la sexualité est apparue assez tard dans l’évolution ; elle n’a d’abord représenté qu’une sorte d’auxiliaire des autres méthodes de reproduction. Le nombre et la variation sont les thèmes essentiels des démographes et des généticiens. L’homme peut dès maintenant modifier le nombre. Il favorise, par les progrès de la médecine, la survie des tarés, des infirmes et leur multiplication.
Dans un avenir peu éloigné, et selon toute vraisemblance pendant le XXIème siècle, on pourra modifier l’exécution du programme génétique, voire sa structure pour en corriger les défauts, pour y glisser des suppléments. On ne parviendra certes pas avant longtemps à fabriquer à volonté, en de nombreux exemplaires, Mozart ou Hitler ou des champions olympiques de saut en longueur, mais des changements moins subtils du potentiel génétique, portant par exemple sur la répartition des sexes, auraient déjà une très grande importance.
Ces progrès ne sont ni parallèles ni synchrones. La situation de l’humanité va être dominée, pendant le prochain siècle, par les discordances, les asynchronismes, les désaccords entre certains progrès et certaines stagnations, les accélérations et les impasses. Déjà, première discordance, les progrès de la médecine et leur coût seront, vers l’an 2000, difficilement acceptés par l’économie des sociétés humaines. Une discordance beaucoup plus profonde existe entre les progrès prodigieux de la connaissance scientifique et technique, d’une part, et les progrès beaucoup plus incertains de la sagesse, d’autre part. Il suffit, pour mesurer cette discordance, de comparer, d’un côté, les connaissances d’Archimède à celles des physiciens de notre temps, d’un autre côté, la sagesse de Platon à celle de nos philosophies.
De telles discordances, certaines différenciations extrêmes d’abord source de succès, le développement inégal de certains caractères sont bien connus dans l’histoire de l’évolution. Elles peuvent être fatales et expliquer la disparition d’une espèce.
Trois méthodes peuvent être proposées pour protéger le devenir de l’homme: l’arrêt du progrès, le secret, l’étude scientifique et rationnelle des questions posées.
L’arrêt du progrès a été envisagé sous des formes variées, l’arrêt pouvant se situer àdes périodes diverses, aux premiers temps de l’humanité pour être fidèle à Rousseau, au temps de la brouette de Pascal, ou vers 1900 pour garder la bicyclette et l’eau courante.
D’assez nombreux chercheurs subissent la tentation du secret gravement préoccupés par l’exemple des physiciens et des conséquences dramatiques de leurs découvertes, ils se proposent de demeurer silencieux, de ne pas révéler leurs progrès.
L’arrêt de la recherche comme le silence paraissent peu raisonnables. C’est probablement la science fondamentale qui apportera la solution de certaines des difficultés actuelles ; sauf exception, les recherches ne sont ni toutes bonnes ni toutes mauvaises. Les décisions prises ne seront pas appliquées par tous ; un marché noir se développera avec des officines clandestines de génétique ou de neuro-physiologie.
N’y a-t-il pas quelque lâcheté à éluder le problème ? L’homme se trouve confronté àla conséquence la plus lourde de son évolution. Il doit tenter de dégager les solutions les meilleures. Les chercheurs scientifiques doivent être au premier rang de ceux qui organisent cette étude méthodique. La communauté scientifique est fortement concernée. Elle n’est pas seule concernée. Trois domaines de réflexion doivent être nettement séparés: le domaine d’amont, domaine de la science pure, qui appartient aux seuls savants, le domaine d’aval, celui de l’application qui appartient aux politiques ; entre les deux, entre l’amont et l’aval, le vaste domaine des confrontations, des méditations partagées des biologistes, des sociologues, des physiologistes, des philosophes, des économistes. Cette réflexion, cette méditation, l’exploration de ce domaine moyen sont déjà commencées. Elles doivent être poursuivies, renforcées. Trois traits devraient les définir : 1) une extrême souplesse (il faut utiliser les systèmes existants, éviter les emplois doubles, imaginer les méthodes efficaces) ; 2) une extrême modestie (rien de plus malaisé que la prospective quand il s’agit de science et surtout de biologie. Il faudra sans cesse s’adapter aux surprises, aux ouvertures neuves, inattendues) ; 3) une extrême rigueur puisque l’objet est le destin de l’homme, de l’homme meurtri, menacé non pas tant par les progrès de la science que par le mauvais usage de ces progrès. La tâche est urgente, elle est rude, très rude. Comme l’écrivait récemment François Jacob, “l’homme est devenu le premier produit de l’évolution capable de maîtriser l’évolution ”. Maîtrise et responsabilité sont liées. A nouveaux pouvoirs de la science, nouveaux devoirs de l’homme.

« Ce manque d’harmonie peut signer la perte de l’humanité »

Le Comité Consultatif National d’Éthique avait eu raison.

Alors ? La poursuite méthodique de la recherche ?